Paru dans Le Moci n°1859 : Storvision veut augmenter son chiffre export.

Paru dans Le Moci n°1859 : Storvision veut augmenter son chiffre export.
26-02-2010

« Nous sommes tombés sur une personne très futée, dans un métier pourtant complexe. » C'est ainsi que s'exprime Laurent Ozon, P-dg de Storvision, en par­lant de Séverine Calvière, qu'il a embauchée après la fin de son V.I.E. au Maroc.
Depuis dix ans, Storvision opère dans le domaine de la vi­déo-protection. Cette PME de Vendôme (35 personnes) qui a ouvert trois succursales com­merciales à Madrid (Espagne), Casablanca (Maroc) et Oldenburg (Allemagne) voudrait élar­gir ses marchés et augmenter son chiffre export, qui repré­sente seulement 5 % de son chiffre d'affaires actuellement. Après s'être renseigné sur les possibilités de recrutement, Laurent Ozon, son P-dg, a choisi le V.I.E. pour développer le marché marocain. Avec raison puisqu'il a défini­tivement recruté la jeune femme après l'avoir testée pen­dant 24 mois.
Depuis janvier 2010, elle re­présente commercialement Storvision au Maroc sous la res­ponsabilité d'Amal Almuzard, responsable Zone Maghreb, qui l'a coachée pendant toute la durée de sa mission. Laurent Ozon songe à renou­veler l'expérience en Italie. Avant son départ en mission, Séverine Calvière a passé un trimestre dans l'entreprise pour en comprendre le fonctionnement, se former au métier et s'imprégner de sa culture et de sa logique de commercialisa­tion. «Elle connaissait déjà le Maroc et appréciait de travailler dans ce pays, commente Lau­rent Ozon.
La formule V.I.E est une très bonne formule, intelligente, pour mettre les gens en situa­tion ». « Ubifrance a très bien fait son travail», ajoute Amal Almuzard qui apprécie que « les jeunes ne soient pas lâchés dans la nature». Elle-même se rend sur place une semaine par mois, convain­cue que « l'encadrement est une condition sine qua non pour réussir un V.I.E».
Sylvette Figari


La mission selon Séverine Calvière
«À la fin de mon contrat, j'ai été embauchée »

« Ma mission au Maroc a com­mencé en février 2008 pour une durée de 24 mois. Et à la fin de mon contrat, j'ai été embauchée en CDI. » Très tôt, Séverine a voulu mettre du concret dans ses études et, pour cette raison, elle a choisi de faire toutes ses études en alternance, à com­mencer par un DUT Tech­niques de commercialisation. Elle a poursuivi avec une école de commerce, l'IFAG toujours en alternance pour achever sa 5e année de master par un stage de dix mois en Angleterre chez Norwitch Union. Alors qu'elle cherche un emploi au Maroc, un pays qui l'attire, quelqu'un à la Chambre française de commerce et d'in­dustrie du Maroc (CFCIM) lui suggère le V.I.E. Elle repère l'annonce publiée par Storvision sur le site dédié www.civiweb.com. Un rendez-vous et quelques formalités plus tard, en février 2008, elle entame sa mission.
« La première question que je me suis posée a été de savoir quel accueil serait fait à une femme. Mais j'ai reçu un très bon accueil, rencontré des gens très ouverts et ça s'est très bien passé. J'ai pris des cours d'arabe au départ car les gens apprécient qu'on fasse des ef­forts pour dire quelques mots et faciliter le contact. Les Ma­rocains disent tout le temps «vous avez la montre, nous avons le temps».  Ici, il ne faut pas hésiter à déborder sur le temps, à rechercher le contact humain. Sinon, je parle fran­çais, anglais, espagnol, c'est selon... »
« Ma mission a vraiment per­mis d'amorcer la pompe tout en limitant les risques pour Storvision qui a créé une so­ciété en nom propre depuis le 1er octobre 2008. L'année 2009 a bien démarré grâce à un partenariat noué avec des distributeurs locaux. Aujour­d'hui, nous exportons sur le marché africain».
Sylvette Figari

Extrait du magazine Le Moci n° 1859
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