Storvision dans "Le bijoutier international" No786.

Storvision dans "Le bijoutier international" No786.
13-01-2012

Soraya Lemaire, Directrice commerciale de Storvision, était l'invitée du mensuel Le bijoutier international n°786, à l'occasion d'un dossier spécial vidéo-protection.

Entretien
La vidéosurveillance et les HBJO
4ème prestataire en vidéo-protection en France, Storvision sécurise des milliers de sites sensibles : sièges sociaux de multinationales, réseaux bancaires, casinos, établissements pénitentiaires... mais aussi HBJO. Présente à l'occasion de Printor 2011, Soraya Lemaire, directrice commerciale, a répondu à nos questions.

Quelles sont les règles à respecter au moment de l'installation d'un système de vidéosurveillance ?
Le commerce est une entreprise privée, mais c'est un espace ouvert au public. En ce sens, il est régi par la Loi de 1995 et l'arrêté de 2007. Pour installer un système de vidéosurveillance, le bijoutier est donc tenu de demander une autorisation à la préfecture dont il dépend. Le commerçant doit également informer ses employés (comité d'entreprise ou, au minimum, dans le règlement d'intérieur selon la taille de l'entreprise) et les visiteurs que l'établissement est soumis à un système de vidéo-protection. Des normes techniques existent par ailleurs pour assurer l'exploitabilité des images par les forces de l'ordre dans le cas où il y ait recours. En fonction de l'emplacement filmé par la caméra, il faut une qualité d'image d'une résolution Cif (352 x 288 pixels) ou 4 Cif (720 x 576 pixels). Concrètement, en vitrine, on sera en Cif. En revanche, à l'entrée et à la caisse, on sera au minimum en 4 Cif. Il faut aussi définir une vitesse d'images : le temps réel, pour un humain, est de 18 images/sec. La loi exige dans la plupart des cas un minimum de 12 images/sec. Enfin, pour pouvoir exploiter les éléments en tant que forces de preuves, on doit permettre une traçabilité sur toutes les opérations faites sur la machine : il faut donc tenir un journal des opérations. On doit savoir qui a fait quoi et quel jour sur le système.

Quels sont les risques en cas de non-conformité avec la loi ?

L'arrêté de 2007 devait être mis en conformité au plus tard en 2009 pour toutes les personnes utilisant un système de vidéosurveillance dans un lieu ouvert au public : aujourd'hui, seuls 50 % ont effectué ces changements. Les risques sont en cas de non-conformité ou d'absence d'autorisation de 45 000 euros d'amende et 3 ans d'emprisonnement. D'autre part, il ne faut pas négliger le risque assurantiel : selon les assurances, si vous déclarez un système de vidéosurveillance et qu'il n'est pas conforme, vous pouvez voir tomber votre police d'assurance.

Quelle est la spécificité de votre offre pour les HBJO ?
Nous apportons des éléments qui sont indispensables à un système de vidéo-protection à notre sens, comme par exemple un système d'anti-sabotage. Notre système peut détecter une attaque - quand on bouge une caméra ou qu'on utilise une bombe aérosol pour l'obstruer par exemple - et en informer l'exploitant. On travaille aussi sur des aspects de garanties (3 ans, ou 5 ans sur les points sensibles) et des notions de confort d'exploitation. De plus en plus de bijoutiers ont plusieurs boutiques et l'idéal, c'est de pouvoir consulter ce qui se passe à distance sans déranger les employés. Notre système détecte aussi les actions anormales comme l'utilisation du badge d'un employé qui ne devrait pas être là, ou bien si une personne se gare devant la sortie de secours. D'autres aspects sont par exemple l'aide à la gestion commerciale : on peut établir des statistiques comme le nombre de clients par jour, etc.

Quel est le coût de l'installation pour le bijoutier ?
Sur un système de vidéosurveillance - c'est-à-dire à peu près deux caméras pour un local commercial de 25 m2 et une caméra dans l'atelier - nos devis vont en général de 5 000 euros (c'est un seuil) à 10 000 euros.

Quelle est la durée de vie de ces systèmes ?
Ce sera de plus en plus court. On était auparavant sur des normes analogiques qui évoluaient très lentement. A l'ère du numérique, ce n'est plus du tout la même logique. La Loi reste sur les normes Cif et 4 Cif. Mais sur le marché, on est dans la course aux pixels. Si vous vous équipez aujourd'hui, la norme est de 2 millions de pixels. Dans 3 ans, ce sera beaucoup plus. Il est raisonnable de se dire que la durée de vie de votre installation, c'est 5 ans, mais ce sera un maximum. Il faudra amortir l'investissement sur ce temps-là.

Vous vous adressez dans notre secteur à une majorité de PME pour qui cet investissement est énorme. Il existe des solutions ?
Oui. C'est de choisir une location évolutive. Ça permet d'avoir une visibilité très précise en trésorerie, avec un loyer fixé. C'est souvent lié à une garantie plus longue du matériel, mais aussi à une présence plus importante de l'installateur en cas de besoin. En effet, la notion de service est d'autant plus forte dans ce type de contrat. Et en cas de changement du système, l'impact financier est beaucoup plus léger. On peut choisir cette solution sur 3 ans, ou sur 5 ans. Qui plus est, l'installateur pourra veiller à ce que le système reste aux normes.


Article reproduit avec l'aimable autorisation du magazine.
www.le-bijoutier-horloger.com
 

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